Dernière info

Forum des Associations de Cambes en Plaine et Villons les Buissons

Le Projet d'Accueil Individualisé – PAI

Les dispositions du PAI ont pour but d'harmoniser les conditions d'accueil en collectivité des enfants atteints de maladie chronique, d'allergie et d'intolérance alimentaires en offrant un cadre et des outils susceptibles de répondre à la multiplicité des situations individuelles rencontrées. Elles doivent permettre aux enfants et adolescents concernés de suivre leur scolarité ou d'être accueillis en collectivité tout en bénéficiant de leur traitement, de leur régime alimentaire, d'assurer leur sécurité et de compenser les inconvénients liés à leur état de santé.

Le Projet d'Accueil Individualisé (PAI) est rédigé à la demande de la famille, par le directeur de l'établissement en concertation avec le médecin scolaire. Il prend en compte les recommandations médicales du diabétologue et décrit précisément les circuits de l'urgence et les gestes d'urgence. La rédaction du PAI peut faciliter la communication entre la famille, les médecins et les enseignants à la condition que ce document soit écrit avec la volonté de rassurer et de concilier.
En cas de difficultés, la famille peut contacter le Médecin Conseiller Technique au niveau de l'Inspection d'Académie.

Dans la plupart des cas, l'intégration de l'enfant diabétique à l'école se déroule sans difficultés. L'information donnée par les parents aux enseignants et - éventuellement - à l'infirmière scolaire permet le déroulement d'une scolarité normale, en toute sécurité pour l'enfant, en toute tranquillité pour l'établissement scolaire. Pour améliorer encore les conditions d'intégration de l'enfant, pour aplanir d'éventuelles difficultés, le Ministère de l'Education Nationale encourage la rédaction d'un Projet d'Accueil Individualisé (PAI), démarche concertée entre la famille, les enseignants, le médecin diabétologue et le médecin scolaire.

Quels sont les objectifs du PAI ?

« Définir les modalités particulières de la vie quotidienne à l’école (pour l’enfant et l’adolescent diabétique) et fixer les conditions d’intervention des partenaires. »

Qui fait le PAI ?

C’est un projet établi entre la famille et la direction de l’école.
Selon le texte de l’Education Nationale, la demande est faite par la famille. Cependant, elle peut venir de l’école si des difficultés sont perçues de son côté. Le projet est mis au point par le directeur d’établissement en concertation avec le médecin de l’Education Nationale, à partir des recommandations écrites du médecin diabétologue.

Quand faut-il faire un PAI ?

Le PAI n’est pas obligatoire. Si l’enfant est déjà bien intégré dans l’école, il n’est pas indispensable.
Le PAI est à prévoir, principalement, lorsque la famille ou l’école perçoit un risque de difficultés d’intégration, en particulier à l’arrivée dans un nouvel établissement ou en des occasions qui modifient notablement les contraintes pour l’école (internat, classes transplantées, voyages ...).

Les partenaires du PAI.

  • La famille : fait la demande de PAI. Le chef d’établissement : assure l’élaboration, la mise en place et le suivi du projet dans l’établissement.
  • Le professeur principal : est informé du projet et assure le relais auprès des autres enseignants.
  • Le médecin de l’Education Nationale : a la responsabilité de l’information et du suivi médical dans l’établissement.
  • Le pédiatre diabétologue : établit une ordonnance précisant les besoins thérapeutiques, sur la demande du médecin de l’Education Nationale ou des parents.
  • Le médecin traitant : est informé par le médecin de l’Education Nationale du projet et de son suivi
  • L’infirmière scolaire : veille sur les soins à l’école, transmet ses observations aux parents et au médecin de l’Education Nationale et pratique l’injection de Glucagen, si nécessaire.
  • L’AJD : est un partenaire reconnu du Ministère de l’Education Nationale ; diffuse des documents destinés à l’information des enseignants.

Le projet d'accueil individualisé : PAI

B.O. n°41 du 18 Nov. 99 : Circulaire n° 99.181 du 10/11 Nov.99 "Mis au point à la demande de la famille par le directeur d'école ou le chef d'établissement en concertation étroite avec le médecin de l'éducation nationale, à partir des besoins thérapeutiques précisés dans une ordonnance signée par le médecin traitant". Il n'est pas nécessaire de refaire un PAI si l'enfant n'a pas changé d'établissement ou si les conditions médicales sont identiques. Dans ce cas l'information doit être redonnée aux enseignants. Le PAI n'est pas obligatoire. Sa rédaction ne doit pas retarder l'intégration de l'enfant dans sa classe.

Le diabète du petit enfant à l'école maternelle et dans les petites classes primaires CP CE1 CE2.

Quel en est le risque ?

C’est l’hypoglycémie pourquoi ?

Parce que l’alimentation et l’activité physique du petit enfant sont variables.

L'alimentation : il n'est pas toujours facile de réaliser, au petit déjeuner en particulier, un apport calorique et glucidique égal d'un jour à l'autre. Difficile de faire manger un petit enfant de 4 ans qui n'a pas faim, qui est grognon parce qu'il est enrhumé, qui n'a pas envie de se dépêcher pour aller à l'école.

L'activité physique : elle est variable selon les jeux proposés à l'école, selon le dynamisme du petit enfant ce jour là, selon qu'il fait beau et qu'il y aura des jeux de plein air ou qu'il pleut ou fait froid et que tout le monde reste à l'intérieur.

Quels remèdes ?

Expliquer à l'instituteur ou l'institutrice les signes de l'hypoglycémie… les signes classiques et les signes propres à chaque enfant, lui fournir du sucre en morceaux (et non en sachets de poudre) faciles à faire glisser et absorber à la face interne de la lèvre, briquettes de jus de fruits et biscuits (madeleines faciles à mastiquer).


La collation de 10 heures : elle est la règle en maternelle et il n'est pas difficile en général de la renforcer.


Un contrôle glycémique en fin de matinée éventuellement :

- Certains enseignants se proposent de les faire.

- L'un des parents, le plus souvent la maman, peut se déplacer à l'école.

- La prescription d'un contrôle par une infirmière qui se déplace à l'école. Ceci peut être proposé en particulier au début pendant quelques semaines ou mois. Cela a aussi le mérite de sécuriser le milieu scolaire (certaines infirmières ont accepté de se déplacer dans le service pour être mieux mises au courant)

En cas de malaise sévère.

  • Il faut avoir prévu un lieu à la bonne température où garder le Glucagon.
  • Il faut avoir prévu quel médecin proche appeler.
  • Mais les malaises sévères de la journée sont beaucoup moins fréquents que ceux de la nuit.

Le problème de la cantine :

S'il y a un trajet entre l'école et la cantine : ce délai inévitable plus éventuellement l'activité physique de la marche surviennent dans une période à risque.

Il faut prévenir la personne qui accompagne les enfants qu'elle doit avoir une petite collation à portée de main et de la donner au moindre doute avant d'arriver à la cantine.

Les menus sont presque toujours connus une semaine à l'avance : ce qui permet aux parents de faire majorer l'apport du pain si le repas n'est pas assez riche en glucides, ce qui est rare. Un dessert sucré peut quelquefois être remplacé par un yaourt… mai attention à la différence par rapport aux autres enfants d'autant que le dessert à la fin du repas ne sucre pas beaucoup.

Les goûters d’anniversaire !

Tant pis ! Au mieux, distribuer des recettes de gâteaux sucrés à l'aspartam. On n'apprend jamais trop tôt à faire attention aux autres ! Les bonbons ? Le moins possible, mais il est quelquefois difficile à un petit enfant de dire toujours non. L'important est qu'il sache le « raconter » plutôt que d'en prendre en cachette. Le problème du traitement par pompe chez les tous petits nécessite un projet d'accueil individualisé. Ce type de traitement ne doit pas empêcher la préparation scolaire même en maternelle.

 

 

 

 

 

Mairie de Cambes en Plaine - Place de l’Amitié - 14610 Cambes en Plaine - Tél. : 02 31 53 12 34 - Fax : 02 31 94 48 84
Mentions Légales - Création du site Internet : Netskiss